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Chroniques de Ndoumbélane VI : le roi-singe et son chambellan

Posté par: Alassane kitane| Dimanche 19 août, 2018 09:08  | Consulté 303 fois  |  0 Réactions  |   

 

« Quand la liberté de parole est confisquée dans un régime de la terreur, la satire devient une arme. »

 

Le roi-singe a la hantise du regard inquisiteur des populations massées sous les arbres très affligés de Ndoumbélane. Aussi, toute son énergie, toute sa ruse sont-elles mobilisées dans le seul but de détourner l’attention de son peuple. L’épanouissement de ce dernier ne le préoccupe vraiment pas et pour accomplir une telle prouesse, il n’hésite pas à s’allier avec le diable en personne. Ce diable a plusieurs visages, mais il a la même personnalité : la tartufferie. Devinez qui est le chambellan du roi-singe : le singe le plus lugubre de Ndoumbélane. Ses yeux sont blindés derrière des lunettes de gangster. Mais le plus grave péché du chambellan du roi-singe est ailleurs : il est habile dans la tortuosité et les sales besognes. Il n’y a pas de bassesse durant le règne du roi-singe à laquelle il n’est pas mêlé.

 

Les pitreries du chambellan du roi-singe s’exercent dans les sinuosités d’une large superstructure du média-mensonge de Ndoumbélane. Ses réseaux s’étendent de la presse traditionnelle aux nouveaux médias que sont les sites en ligne et les réseaux sociaux. C’est l’un des artisans de la pollution des débats sur le plus grand portail en ligne de Ndoumbélane : entre 2009 et 2012 tous les « posts » injurieux sur ce site étaient proférés par des jeunes rétribués à la tâche. Toute son intelligence est orientée vers la manœuvre et la malfaisance. Il a une cellule chargée de traquer les articles et chroniques hostiles au roi-singe. Et son chantage est connu de toute la presse de Ndoumbélane : il exerce des pressions claires, sans ambages sur les organes de la presse privée de Ndoumbélane qui osent publier certaines réflexions jugées subversives à l’endroit de son éminence le roi-singe. Il a poussé l’indignité jusqu’à exiger la censure effective de certains noms en échange de quelques caisses de bananes. En réalité il n’y a presque plus de presse privée à Ndoumbélane : il a tout bonnement privatisé celle-ci parce qu’il menace d’actionner le fisc et de sevrer les récalcitrants de la pitance destinée à inféoder la presse du royaume.  

 

Le roi-singe connait parfaitement la nature de son chambellan, il sait parfaitement que ce dernier n’a ni fidélité ni considération pour lui et qu’il ne roule que pour ses piètres intérêts. Mais c’est précisément pour cette raison qu’il en a fait son chambellan : c’est l’histoire du gardien du singe et du singe : qui des deux est en fin de compte « le gardien » de l’autre ? Le roi-signe ne veut pas s’en séparer par peur de ne plus l’avoir sous son contrôle ; pendant ce temps l’autre croit tirer les ficelles à sa guise et s’en glorifie même auprès des nymphes. C’est une véritable dialectique du maître et de l’esclave au pays des singes. S’il n’abrite pas le diable chez lui, le diable est sous ses aisselles ! C’est lui le principal metteur en scène de toutes les piètres prestations de ces singes qui jouent les comédies de transhumance médiatisée à Ndoumbélane. L’art qu’il a le plus maîtrisé est celui de vassaliser quelqu’un : allez savoir pourquoi les guenons nymphes l’ont surnommé « Ngoudou guène » (longue queue) !

 

En affirmant, par sa légendaire ironie mortelle, que « Les singes sont bien trop bons pour que l'homme puisse descendre d'eux », Nietzsche n’était pas très loin de révéler la vraie nature de l’homme. Il suffit d’observer, d’écouter et d’analyser les évènements de la vie sociale et politique de Ndoumbélane pour s’en convaincre. La perfidie a ici son prophète et ses apôtres. Saviez-vous que les singes qui tiennent deux des plus grands groupes de presse de Ndoumbélane ont été mêlés à une histoire de chantage médiatique sur le prédécesseur du roi-singe de Ndoumbélane ? Comment se fait-il que personne n’en parle plus ?  Comment ses gros singes masqués sont-ils devenus les agents de légitimation de toutes les dérives qui rythment le règne du roi-singe de Ndoumbélane ? Pauvres citoyens de Ndoumbélane, jamais sevrés de mensonge (dougnou fèrr nakh té solène nakhoul sakh dagnoulay méré[1])

 

Dans un pays dirigé par un singe, les cimes des arbres constituent le paradis suspendu que ne peuvent fréquenter que les primates. Celui qui veut aller au paradis devra donc apprendre à devenir un singe. Vous ne pourrez jamais battre le roi-singe en restant des moutons ou des lions. Soyez singes, si vous voulez libérer Ndoumbélane de la dictature du roi-singe. Et pour ce faire, n’oubliez jamais comment il a procédé pour accéder au trône et y installer son insatiable oligarchie : il a soufflé dans la grosse trompe de la haine, il a fait dans la surenchère et a même sacrifié des vies ! Quand on marche sur des marres de sang pour accéder au trône placé sur les cimes, il n’y a pas de chance qu’on en dégringole sans répandre le sang. (A suivre)

 

NIKITA

 

[1] Une manière emphatique de dire que les habitants de Ndoumbélane n’aiment pas la vérité : « Ils ne sont jamais sevrés de mensonge et sont même irrités de ne pas être trompés ».

 L'auteur  alassane kitane
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alassane kitane
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