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DISTINGUONS LES “INSULTEURS PUBLICS DE LA RÉPUBLIQUE”

Posté par: Alassane kitane| Jeudi 12 avril, 2018 16:04  | Consulté 471 fois  |  0 Réactions  |   

 Par : Mamadou Ibrahima FALL

 

Distinguons les “insulteurs publics de la République” qui nous gouvernent des démocrates, patriotes et indignés d’une juste instrumentalisée et d’une gouvernance qui n’est ni sobre, transparente encore moins vertueuse…

"Souleymane Jules Diop, grand insulteur de nos vénérés personnalités religieuses, est actuellement ministre de la République. Moustapha Cissé Lô, tireur d’arme à feu et insulteur de l’actuel Président de la République alors candidat à la Présidentielle de 2012, est, aujourd’hui vice-président de l’Assemblée nationale et Président du parlement de la CEDEAO. Yakham Mbaye, théoricien de la dynastie Faye-Sall et insulteur public, était ministre de la République avant d’être nommé DG du Soleil. Moustapha Diop connu pour ses insultes aux   magistrats de la Cour des comptes, est toujours   ministre, Farba Ngom, insulteur des préfets et policiers, séquestreur de DG, est actuellement un puissant homme du Palais, faiseur de ministre ou de DG, député à l’Assemblée nationale". On peut continuer á les énumérer car ils sont nombreux dans les sphères du régime de Macky SALL.

Au nom de la Liberté,

Au nom d’une justice indépendante et impartiale,

Par Conviction,

Pour la Postérité,

Et pour Un Sénégal, reflet de nos rêves, ressources, talents et aspirations démocratiques.

Après les "insulteurs  publics" listés ci-dessus ‘insulteurs’ qui ont suscité  il y a seulement six  années la sympathie et la solidarité de l'actuel Président de la République alors dans l’opposition , nous voilà aujourd'hui, face à ces mêmes insulteurs  d’hier et actuels collaborateurs du Président Sall, qui sont dans une logique de vouloir condamner systématiquement d'honnêtes citoyens, de vrais démocrates et patriotes dont le seul tort est de se prononcer sur le déni de la parole donnée du Président Macky Sall, sur sa cécité face á l’effritement de notre démocratie, sur la primauté de son Parti sur la Patrie , sur son manque de leadership, son absence de vision,  son manque d’audace et d’ambitions, et surtout sur  ses agressions constantes contre la démocratie et le système judiciaire.

Osons le dire sans ambages : ces sénégalais expriment la colère et la déception généralisées exprimant ainsi le sentiment qui habite de nombreux patriotes qui pensent et disent à haute et intelligible voix chacun avec son style ce que vous mêmes, partisans du Président Sall, pensez, mais n’osez pas dire par peur de perdre des privilèges.

Disons-le aussi clairement: quand dans un pays tous les patrons de presse et tous les ténors de la société civile sont ligotés à coups de millions pour acheter leur inaction, leur silence et complicité, de braves citoyens vont imaginer d’autres espaces (Facebook, live vidéo, journaux en ligne ) pour poser les vrais débats et exprimer leurs exigences

Il y a un peu plus de cinq ans de cela, vous qui nous dirigez aujourd’hui , aviez choisi les injures, les invectives et la violence verbale pour combattre inélégamment celui á qui le Sénégal restera redevable pour toujours. Celui qui vous a mis en confiance et grâce à qui vous tous, individuellement comme collectivement, commencez à nourrir des ambitions. Celui qui a fait de votre boss Macky Sall ce qu’il n’avait jamais rêvé être dans sa vie. Celui qui est considéré et reconnu comme le véritable bâtisseur du Sénégal moderne que nous rêvions. Je veux nommer Maitre Abdoulaye Wade.

Disons-le clairement : le Président Wade n'était pas exempt de reproches. D’ailleurs l’une de ses plus grandes erreurs c’est d’avoir fabriqué des milliardaires parmi lesquels l’actuel Chef de l’État dont la seule valeur de sa déclaration de patrimoine est approximativement la même ou plus que celle réunie du trio en tête de la dernière élection présidentielle française: (Emmanuel Macron, Marine le Pen et François Fillon)

Rappelons que Macky Sall avait rendu public son patrimoine, estimé à des milliards de  XOF. Seuls l’avenir et l’histoire nous édifieront sur la valeur réelle du patrimoine du Président Macky Sall. Donc, ne pas reconnaitre les erreurs de gouvernance sous Wade serait un précédent dangereux. Pire, ce serait me verser dans une contemplation aveugle contraire à la pédagogie que nous pratiquons et cultivons.

 

Cependant quoi qu'on puisse reprocher à l'homme, force est de se résoudre qu'il était et  reste immensément généreux, travailleur, avait une VISION DE PAYS et nourrissait et nourrit encore beaucoup d'ambitions pour le SÉNÉGAL. Il osait entreprendre et faire rêver ses concitoyens. Il affirmait ses désaccords légitimes avec ses pairs des pays dits développés incarnant ainsi la dignité de tout un continent. Bref l'homme est connu pour son courage  et débordait de passion pour construire le SÉNÉGAL moderne (d’ailleurs l’actuel Président du Rwanda dit qu’il s’est inspiré de Maître Wade pour afficher de grandes ambitions pour son pays. Aujourd’hui le Rwanda se projette et signale l’horizon avec audace et ferme résolution)

Aujourd’hui, entre "insulteurs publics de la République " d’alors et les indignés d’une justice sélective et d’une gouvernance qui n’est ni sobre, ni transparente encore moins vertueuse, les formes et les fonds diffèrent et le combat est cette fois-ci plus noble, plus juste et d’intérêt national et donc de patriotisme. Il s’agit en effet de rappeler aux autorités judiciaires et particulièrement au Président de la République  que le déni de sa parole donnée le délégitime comme leader exemplaire auprès de nombreux de ses concitoyens, que La LIBERTÉ, au-delà d’être un droit constitutionnel, est un droit naturel et inaliénable ; l’État de droit est plus important que la carrière d’un Procureur de la République, d’un Ministre de la justice, d’un parlementaire, voire d’un Président de la République et que le Sénégal est plus important que nos sorts personnels.

C’est tout le symbole de l’emprisonnement de notre compatriote Barthelemy Díaz. Barthélemy, ce texte est un hommage que je vous rends pour avoir sacrifié votre liberté artificielle et rester avec celle qui vaille : la liberté d’une conscience tranquille. Barth, tu ne dois rien à ta génération, rien à celle à venir. En silence ou en public, tes opposants comme tes autres compatriotes savent que tu es l’expression du patriotisme dans toute sa noblesse.

Avec un Président qui a commis un parjure et un déni de la parole donnée en toute connaissance de cause, qui a clamé partout qu'il ramènerait son mandat de 7 á 5 ans avant de se raviser, avec une justice sélective comment, nous autres sénégalais, peut-on alors être crédible dans notre lutte contre l'instrumentalisation de la Justice, contre les gouvernements corrompus et les chefs d'États qui trahissent perpétuellement la confiance de leurs peuples, si nous ne nous mobilisons pas pour défendre les nombreux activistes, intellectuels, journalistes, jeunes leaders émergents et autres citoyens indignés à qui le seul moyen d'expression reste les réseaux sociaux et la tribune de quelques organes de presse encore luttant  pour défendre le peu qui reste de la liberté d'expression au Sénégal ?

 Le Sénégal qui se distinguait naguère de son attachement aux valeurs démocratiques et à l'État de droit est depuis l'avènement de Macky Sall le pays qui traque le plus les démocrates qui ont fait le choix de vivre dans une démocratie et non sous une dynastie FAYE-SALL.

 

Un Président ne peut enfreindre délibérément la Loi électorale, instrumentaliser constamment la Justice, fragiliser le Conseil Constitutionnel, subordonner nos Libertés à la raison d'État  et toujours évoquer avec son Procureur le délit qualifié d'offense au Président de la République ou outrage à un magistrat sous prétexte qu'il est la clé de voûte des institutions de la République.

Un Président ne peut pas continuer à asphyxier son peuple, son ministre de l’intérieur et autres  proches collaborateurs à menacer les organisations des droits de l'homme et les citoyens qui appellent à la mobilisation. pacifique devant l’Assemblée nationale, sous prétexte qu’il peut compter sur la force publique des institutions pour compromettre des carrières ,  briser des ambitions légitimes et nobles ou disperser violemment des manifestations contre le vote de la loi sur le parrainage.

L’heure est grave dans mon pays, le Sénégal. Il est temps d'être debout .Il nous faut un sursaut national des sénégalais de l’intérieur et de la diaspora pour dire Non au Président de la République.Non à une justice sélective. Non à la loi sur le parrainage et par ricochet non au tripatouillage de la Constitution . Non, parce que le Sénégal de nos rêves est un Sénégal où les conquêtes démocratiques sont renforcées, où le développement et le progrès sont une priorité,où la Justice n’est pas un instrument pour briser des ambitions et liquider des opposants, où chaque sénégalais peut compter sur son talent, ses efforts, ses ambitions et son travail pour construire le pays de ses rêves. Définir son avenir et écrire sa propre histoire

C’est  une responsabilité individuelle d’abord et enfin,  collective.

 

 Par: Mamadou Ibrahima FALL

Former UNPA Executive Representative

 L'auteur  alassane kitane
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