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Etat Délinquant, Régime En Déliquescence

Posté par: Alassane kitane| Dimanche 18 novembre, 2018 22:11  | Consulté 590 fois  |  3 Réactions  |   

 

CHRONIQUE DE WATHIE

 

« Kou wakh fégn » (qui parle se découvre) dit un adage wolof. En trois sorties, à Touba et face aux journalistes de Deutsche Welle et de France24, le président Macky SALL s’est totalement dévoilé.  Plus besoin de revenir son déplacement chaotique à Touba ou l’inaptitude qu’il a collée à ses concitoyens, son intention exprimée d’amnistier Khalifa SALL et Karim WADE, qu’il écarte de la course à la prochaine présidentielle, confère au Sénégal un statut tout à fait nouveau. Un Etat voyou où le chef reconnait avoir ligoté certains de ses adversaires, le ministre des Finances s’illustre dans le mensonge pendant que celui de l’Agriculture met la vérité en jachère.

 

Ceux croyaient le dossier Karim WADE totalement clos, en plus de déchanter, montrent qu’ils sont bien loin de connaitre tous les artifices de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Dans l’ouvrage : Affaire Karim WADE/Macky SALL : la double victimisation gagnante de Me Wade/ LA GRANDE ENTENTE, nous donnons les raisons qui font de cette juridiction un véritable instrument de victimisation. Avec la CREI, le b.a.-ba de la procédure pénale est relégué au second plan. Si les lamentations des libéraux ont trouvé écho favorable chez de nombreuses organisations des droits de l’Homme, c’est que cette juridiction souffre d’un mal congénital. Elle a, en effet, été instituée en juillet 1981 par l’ancien président Abdou DIOUF qui venait d’accéder à la magistrature suprême. Celle-ci a, depuis, polarisé les plus folles critiques quant à son impartialité. Pour ses plus farouches détracteurs, le successeur de Senghor avait mis en place une telle cour pour dissuader et tenir en laisse les barons socialistes qui voyaient d’un mauvais œil son parachutage au Palais présidentiel. Venu de nulle part, Abdou DIOUF par la bénédiction de son mentor, avait doublé tous ses camarades de parti en s’installant sur le fauteuil présidentiel. La CREI sous son oreiller, Abdou DIOUF tint les caciques du PS, qui rouspétaient, à distance. De 1981 à 2012, la Cour n’aura été mise en service qu’à deux reprises. Abdoulaye WADE, nouvellement élu, développa également une stratégie visant à ligoter certains de ses adversaires. Mais, contrairement à son prédécesseur, il s’appuya sur les tribunaux ordinaires pour mettre au gnouf de nombreux hommes politiques dont les anciens directeurs généraux Mbaye DIOUF et Abdoul Aziz TALL. Quand il s’est agi d’écarter Idrissa Seck, un ancien Premier ministre, la Haute cour de justice fut installée. Mais, Idy s’était déjà rendu à la DIC et s’était vu notifier sa garde à vue. Macky SALL, lui-même, partit répondre à une convocation au Commissariat central de Dakar. Durant tous les mandats de Me WADE, jamais il n’a été question de la CREI qui somnolait depuis plus de 30 ans. En prenant la décision de la réveiller, par le décret n° 2012-502, Macky SALL en toute connaissance de cause déclenchait une longue procédure mettant l’essentiel des arguments valables du côté des mis en cause. Sur le plateau d’i-Télé, le 25 octobre 2015, il reconnaissait, lui-même, «qu’elle a un fonctionnement assez particulier». Et le comble de l’injustice, quand la CREI vous condamne, vous n’avez aucune possibilité de recours. Et, c’est justement dans cette grande porte que s’est engouffré le fils d’Abdoulaye WADE en saisissant le comité des  droits de l’homme des Nations-Unies qui a, assez facilement, épinglé le Sénégal, comme l’avait déjà fait le groupe de travail sur les droits de l’Homme de l’ONU.

 

Un camouflet qui vient s’ajouter à celui infligé par la Cour de justice de la CEDEAO à l’Etat du Sénégal que, pour des raisons politiques, Macky SALL isole de plus en plus sur la scène internationale. Le Sénégal  qui a signé toutes sortes de conventions et chartes, les plus farfelues notamment, se met en marge de celles-ci en s’en prenant à ses propres fils.

 

«Durant ces six dernières années, le président de la République a prouvé qu’il n’est pas rassembleur, il n’a pas su consolider la nation. Il est partisan, chef de parti, donc chef de clan. Il n’incarne pas l’unité nationale». Il n’y a pas plus pertinente description de Macky SALL que celle-ci faite par le Professeur Amsatou SOW SIDIBE. En confirmant tous ceux qui disaient que les procès de Karim WADE et de Khalifa SALL sont foncièrement politiques, le leader de l’APR n’a pas uniquement pilonné la Justice. Il a aussi inspiré son ministre des Finances, Amadou BA. Celui qui se bornait à présenter le Sénégal comme un pays très « liquide », a fini par suivre les pas de son mentor, en avouant. Seulement, Amadou BA se dépêche de se décharger sur les milliards que le leader de l’APR utilise pour faire sa politique si couteuse. «C’est un choix voulu par le gouvernement du fait de la politique sociale menée par le Président de la République», s’est-t-il dédouané après avoir longtemps nié l’évidence. Vingt-quatre heures avant la fameuse interview-confession de Macky SALL, c’est le ministre de l’Agriculture qui se faisait épingler par Transparency International. Pour avoir déclaré que le gouvernement a injecté 380 milliards de francs CFA dans le monde rural, Pape Abdoulaye SECK est accusé par l’ONG de verser dans «la désinformation et la diffusion de fausses nouvelles».

 

« Un homme qui se noie s’agrippe à l’eau », dit un adage africain. La déliquescence d’un régime a ceci de particulier : son leader parle à tort et à travers, dans une sorte de réminiscence extériorisée qu’au Sénégal nous appelons « diefour ». Comme quand Abdou DIOUF, sentant sa défaite, affirmait n’avoir jamais eu connaissance que ses compatriotes achetaient du lait en poudre en sachet de 25 francs CFA.

 

 

 

 

 

Mame Birame WATHIE

 L'auteur  alassane kitane
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Mots Clés: Karim Wade Macky sall
Commentaires: (3)
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Anonyme il y a 2 semaines (09:59 AM) 0 FansN°:1
Très beau texte. Je me suis délecté en lisant de si belles phrases. J'ai beaucoup apprécié la paragraphe qui présente notre satrape comme un vulgaire chef de clan pour démontrer qu'il est incapable d'incarner l'unité nationale. C'est un petit chez d'une bande de brigands.
Anonyme il y a 2 semaines (19:29 PM)0 FansN°: 3390972
ah oui ! le ridicule ne tue oas chez nous
Anonyme il y a 6 jours (21:41 PM)0 FansN°: 3408704
La délinquance financière au Sénégal : LE CAS DE LA SIPS
(Société Industrielle de Papeterie au Sénégal)
LE CONTEXTE
La société industrielle de papeterie au Sénégal est une entreprise située au KM 11Route de Rufisque, elle évolue dans le domaine de la papeterie et de la ouate. Elle produit la gamme suivante : cahiers, registres, tous genres de mouchoirs, des serviettes hygiéniques et des couches pour bébé. Elle détient également une imprimerie qui fournit les emballages pour les mouchoirs en boite et les talons pour les mèches Darling. Nous précisons que société Darling et la banque CREDIT INTERNATIONAL ont le même propriétaire (Aly Hoballah) que la SIPS d’où un conflit d’intérêt. Par ailleurs le fils de M. hoballah, Ghassane et son neveu, Sadallah, ont été cités dans le dossier de Panama Papers d’où les doutes raisonnables et fondés d’une connexion au réseau international de blanchiment d’ragent.
A la SIPS la magouille dans la gestion est la règle. La direction technique et la direction commerciale de la SIPS font des opérations de vente en dehors des normes établies. A cet effet le directeur technique Maher Gandour (fils d’un actionnaire) confectionne de faux bordereaux de livraison qu’il remet au directeur commercial Hissam Sleimane (beau fils du directeur général Aly Hoballah). En procédure normale un agent du service commercial confectionne les bordereaux de livraison. Apres livraison des produits, M. Gandour effectue le recouvrement sans passer par le service de la comptabilité. Les ventes effectuées avec les faux bordereaux de livraison se faisaient avec un montant hors TVA et étaient payées comptant et en cash. Cet argent encaissé par M.Gandour ne passait pas dans les caisses de l’entreprise dons l’Etat ne percevait rien sur cette opération. L’entreprise Darling située à Dalifort ne payait pas les talons produits et livrés par la SIPS. La gabegie régnait en maitre, le carburant était utilisé par tiers à l’entreprise. Cette pratique était monnaie courante (voir TFM émission Diakarloo bi du 19 Février 2018).
GENESE
La direction de la SIPS avait prévu d’organiser les élections des délégués du personnel en Aout 2016 suite à l’expiration du mandat des délégués sortants. La direction avait l’habitude de choisir un syndicat pour son personnel mais suite aux résultats (délégués sortant 16/100, CNTS 76/100 et le reste 8/100) des élections de représentativité des centrales syndicales, la direction était minoritaire renvoie la date des élections qui ne seront jamais tenues.
Ainsi en octobre 2016, la SIPS vend un terrain (TF 10339/DP), de 354 parcelles de 150 mètres carrés, situé à MBAO-EXTENSION à la SICAP pour un montant de TROIS MILLIARS SEPT CENTS MILLIONS DE FRANCS CFA (3.700.000.000 FCFA).
En décembre 2016, la direction de la SIPS projette de réduire le personnel pour motif économique à cause de la concurrence liée à l’importation alors que la SIPS importe 55% de ses produits elle était devenue une entreprise commerciale.
Le 14 Mai 2017, Monsieur le Président de la République recevait la délégation des hommes d’affaires libanais. M. Aly Hoballah conduisait la cette délégation et déclarait « Nous allons soutenir le PSE du P.R. ». Le 19 Mai 2017, M. Aly Hoballah, le directeur général de la SIPS décide, de façon unilatérale d’amener en chômage technique pour motif économique, 25 agents pour une durée de 4 mois et sur la base de leur appartenance syndicale. Auparavant la direction a mis la pression des agents pour les pousser à la démission tout en maintenant des retraités à leur poste. La SIPS ne respecte pas la loi sur la retraite à 60 ans.
Suite à tout cela les agents concernés par la mesure de mise en chômage technique saisissent l’inspecteur régional du travail et de la sécurité sociale pour dénoncer cette décision arbitraire de la SIPS.
A préciser que la SIPS a fait recours à du personnel journalier en nombre largement supérieur par rapport aux travailleurs permanents libérés afin de remplacer les agents mis en chômage technique.
Apres des rencontres entre les agents mis en chômage technique, la direction de la SIPS et l’inspecteur du travail, ce dernier dresse un procès verbal de non conciliation. Nous avons donné suite à la décision de l’inspecteur du travail en saisissant le tribunal du travail qui a instruit le dossier qui est toujours en cours de Dakar pour demander l’annulation de l’acte pris par la SIPS.
En octobre 2017, la SIPS licencie les agents qui étaient en chômage technique. Parmi eux il y avait 3 candidats délégués du personnel ainsi la direction de la SIPS introduit une d’autorisation de licenciement, le 02 octobre 2017, concernant ces derniers conformément à la réglementation en vigueur. L’inspecteur convoque la direction de la SIPS, les délégués du personnel dont le mandat a expiré et les concernés du licenciement pour une réunion de confrontation. Apres cette réunion, l’inspecteur se rend à la SIPS pour une visite afin de constater les faits sur place en compagnie du chef du personnel Makhtar HANE. Le 09 octobre 2017 l’inspecteur rend une décision motivée et refuse l’autorisation de licenciement des 3 agents concernés.
Par lettre datée du 03 novembre 2017 dont l’objet est « notification de réintégration », le directeur général de la SIPS, saisit les agents. Le 06 novembre 2017 les 3 agents se rendent à la SIPS pour reprendre service mais le chef du personnel leur remet individuellement une lettre dont l’objet est « réintégration et mise en chômage technique », datée du 06 novembre et signée par le Directeur général.
Le 24 janvier 2018, le directeur général de la SIPS, notifie par voie d’huissier aux 3 candidats délégués, une lettre individuelle de licenciement datée du 15 décembre 2017 malgré le refus de l’inspecteur du travail.
A noter que tout le reste du personnel de la SIPS a été licencié le 15 décembre et a continué à travaille par suite jusqu’au mois d’avril 2018 en qualité de journalier.
CONCLUSION
Les plus hautes autorités de l’Etat sont informées de cette situation mais restent inertes car à la suite de l’émission « DIAKARLOO BI » le service des renseignements généraux ont saisi les concernés pour complément d’information. Il est regrettable qu’au Sénégal ce genre d’agissement de certains chefs d’entreprise aidé souvent par des fonctionnaires véreux. Dans un pays normal l’acte de vente du terrain en être la SIPS et la SICAP devait être annulé car ce terrain revenait de droit aux travailleurs après le déclassement en ZAC de cette zone comme l’ont d’autres entreprises. La corruption active et passive en cours au Sénégal, le patrimoine de la SIPS est dilapidé et à titre d’exemple les véhicules de la SIPS sont partagés entre les membres de la direction (DK-8017-AK à Makhtar Hane et DK-8018-AK à Moussa BANE). M. Aly Hoballah doit faire l’objet d’un contrôle et d’une inspection par les institutions et services compétents de l’Etat pour fraudes, conflit d’intérêt, vol et détournement d’objet des subventions accordées etc… par l’Etat .

Fait à Dakar, le 18 Octobre 2018


LE COMITE D’ACTION POUR
LE RESPECT DES TRAVAILLEURS



-------DOCUMENT EN ANNEXE----------
DES MAGNATS LIBANAIS AU COEUR DES "Paradise Papers" : De Dakar aux.... îles vierges britanniques
Libe?ration re?ve?le, que des magnats libanais tre?s connus au Se?ne?gal sont au cœur des ‘’Paradise papers’’, ces donne?es internes du cabinet britannique Appleby qui a « aide? » plusieurs ce?le?brite?s a? monter des socie?te?s offshore dans des paradis fiscaux pour « optimiser » leurs ressources. La preuve par Hkg Africa Weave Limited, cette socie?te? offshore, loge?e dans les Iles vierges britanniques depuis sa cre?ation le 17 juin 2011. Premier volet de nos révélations exclusives.
Il est devenu aussi tristement ce?le?bre que le cabinet Mossak Fonseca, base? au Panama, et qui se trouve au cœur du scandale des ‘’Panama papers’’. Depuis plusieurs mois, le cabinet britannique, Appleby, base? initialement aux Bermudes, est sous le feu des projecteurs apre?s la fuite de plusieurs de ses documents internes dont la publication par le Consortium international des journalistes d’investigation, a donne? naissance aux ‘’Paradise papers’’.
En effet, le cabinet a « aide? » plusieurs ce?le?brite?s et structures a? cre?er des socie?te?s offshore pour « optimiser » leurs ressources. Parmi les illustres clients du cabinet figure la reine Elisabeth II.
En e?pluchant leurs fichiers, Libe?ration est tombe? sur une adresse e?tablie au Se?ne?gal : Fann, Corniche Ouest en face club olympique, BP : 3388/Dakar.
C'est avec cette adresse que le magnat libanais Khalil Saadallah - qui aurait quitte? le pays de la teranga - a monte?, gra?ce au cabinet, Hkg Africa Weave Limited, socie?te? offshore loge?e dans iles Vierges britanniques, a? Jayla Place, depuis sa cre?ation qui remonte au 17 juin 2011.
A co?te? de cette adresse au Se?ne?gal, Saadallah a? qui on doit les me?ches Darling, a fourni une autre adresse au Royaume Uni. Et il n’est que la face visible de l’iceberg puisque plusieurs autres personnes gravitent autour de cette entite? offshore dirige?e, selon les fichiers, par un doyen de la communaute? libanaise au Se?ne?gal depuis le 31 aou?t 2011.
Les fichiers indiquent la pre?sence d’une kyrielle d’actionnaires dont des noms tre?s connus au Se?ne?gal : Ahmad Ali Wehbe?, Ghassam Ali Hoballah, Aassan Khalil, Alain Khalil, Sasso Fuad A., Christian Khalil.
Dans quelles conditions cette entite? offshore a e?te? monte?e ? Est-elle connue des services fiscaux se?ne?galais ? Quels sont ses revenus ? Autant de questions sur lesquelles nous reviendrons en plus de re?ve?lations sur d’autres structures connues ou personnes physiques figurant dans les fichiers.
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Les travailleurs de la Société industrielle de papeterie au Sénégal (Sips) sont en colère contre leur direction. En conférence de presse hier, ils ont dénoncé «l’envoi en chômage technique d’une partie du personnel pour leur appartenance syndicale, sans motif légal».
«Une gestion malsaine et nébuleuse qui finira par mettre à genoux la Société industrielle de papeterie au Sénégal (Sips).» C’est ce que dénoncent certains travailleurs de cette société. En conférence de presse hier, le délégué du personnel, Alioune Ndione, a fait savoir que «non contente de ruiner la Sips, sa direction a l’intention de liquider le personnel en prenant des décisions suicidaires à l’encontre de ce dernier». Selon M. Ndione, la direction a envoyé «en chômage technique une partie du personnel pour leur appartenance syndicale, sans motif légal et sans leur accord, en refusant toutes les voies légales de séparation, y compris des départs négociés, visés après protocole d’accord par l’inspecteur du travail et la sécurité sociale». D’après lui, «la direction propose entre un et deux millions de francs à des travailleurs qui ont fait 25 à 30 ans de service, sans protocole d’accord comme ce fut le cas pour une dizaine de camarades». Outre le chômage technique d’une partie du personnel, ces travailleurs dénoncent aussi le blocage du renouvellement du collège des délégués du personnel qui devait avoir lieu depuis août 2015 «pour empêcher le syndicat majoritaire d’élire ses délégués en foulant aux pieds le Code du travail en son article L211 et le décret n° 67-1360 du 9 décembre 1967». A cela, ils ajoutent «l’imposition du personnel à l’Institution de prévoyance maladie (Ipm) informelle gérée avec la plus grande opacité où seuls les adhérents cotisent et se prennent en charge à 60%». Alioune Ndione et ses camarades fustigent aussi «la mise en retraite d’employés âgés de 55 ans et ce, malgré la mise en demeure de l’inspecteur régional du travail et de la sécurité sociale et en violation flagrante de l’arrêté ministériel du 2 janvier 2015, portant l’âge de la retraite à 60 ans».
Ces travailleurs qui ne sont pas convaincus par les explications de leur direction soutiennent que cette dernière prétexte que «cette situation est due en grande partie à l’importation que font ses concurrents en montrant un doigt accusateur aux autorités administratives de l’Etat pour leur manque de rigueur». Pour le délégué du personnel, en fustigeant l’attitude de l’Etat, la direction de la Sips «oublie que l’entreprise fait partie des partenaires du programme de mise à niveau des entreprises accompagnées et soutenues par l’Etat à coup de milliards». Pour M. Ndione, le plus étonnant c’est que la direction de cette entreprise puisse poser ces actes «au moment où elle vient d’encaisser environ 4 milliards de F Cfa suite à la vente du terrain attribué à la Sips par l’Etat et morcelé en 354 parcelles sans pour autant que le personnel puisse en bénéficier et sans aucun investissement». Ces travailleurs, qui soulignent que «la patience a ses limites», comptent saisir l’inspection du travail pour arbitrage.

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alassane kitane
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