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KARIM : UTOPISME POLITIQUE OU EXIL FORCE ?

Posté par: Alassane kitane| Vendredi 26 mai, 2017 13:05  | Consulté 351 fois  |  0 Réactions  |   

 

« OUBLIÉ » DES LEGISLATIVES, EXILÉ ET INVISIBLE KARIM WADE EST MAL PARTI

Rewmi.com

C’est avec une constance parfois déconcertante que le retour de Karim Wade du Qatar a été évoqué par les caciques du Parti démocratique sénégalais (Pds) et parfois même par son père Abdoulaye Wade. Au finish, Karim reste invisible.

 

Du coup, on a fini par « l’oublier ». Personne n’en fait plus cas. Pour les investitures au sein de Mankoo Taxawu senegaal, ce sont les noms de son père et d’Oumar Sarr qui sont brandis. Les libéraux ont fini par se faire à l’idée que Karim ne sera pas de la partie. Le candidat à la présidentielle de 2019, d’après des primaires qui se voulaient historiques, est toujours dans une posture rocambolesque d’un prisonnier gracié, donc en principe libre, mais « exilé ». Il devra dire adieu aux législatives ! C’est sa première défaite. Car, les législatives sont un test grandeur nature de ce qui va se passer en 2019. Pour Macky Sall bien sûr lui qui risque la cohabitation, mais également pour tous les autres leaders politiques : Idy, Gackou, Abdoul Mbaye, etc. C’est une manière de jauger sa cote de popularité. « C’est le premier tour de la Présidentielle », comme l’annonçait tout récemment le Ministre Alioune Sarr de l’Afp. Alors, pour un candidat déclaré à la présidentielle de 2019, le fait de rater des législatives aussi importantes, constitue en soi un faux-départ qui pourrait déterminer la suite à donner aux événements.

 

Alors, de deux choses, l’une : Soit le Pds est conscient du fait que Karim ne pourra pas participer à la présidentielle de 2019, soit le parti libéral est pris à la gorge et ses leaders avec, du fait du « protocole de Doha » dont l’opinion ne maitrise nullement les soubassements.

 

L’un dans l’autre, c’est très mal parti pour Karim Wade. S’il est frappé d’une quelconque dégradation de ses droits civiques malgré les assurances de Sidki Kaba, il devra, du moins pour le moment, mettre un terme à sa carrière politique et attendre un changement de majorité à l’Assemblée nationale pour espérer obtenir une amnistie. C’est peut-être pour cela que son père s’intéresse tant à ces élections. Wade rêve incontestablement d’une loi d’amnistie pour son fils, même s’il n’était pas frappé de dégradation de ses droits civiques, ce qui reste à prouver.

 

Et le changement de majorité à l’Assemblée devrait, immédiatement, lui permettre d’obtenir cela et de mettre sur orbite Karim, cap, 2019.

 

L’autre hypothèse qui n’en est pas moins intéressante est que selon les termes du « Protocole de Doha », il devra rester en retrait au Qatar pendant un temps qui ne semble pas avoir été épuisé, sinon il serait depuis longtemps de retour.

 

Le fils de Wade, n’en doutons pas, a ses partisans au Sénégal. Des mouvements de soutien naissent un peu partout pour encourager son action politique.

 

Mais il est d’autant plus mal parti qu’il se fait de plus en plus oublier. Et sous peu, dans l’effervescence des joutes électorales à venir, d’autres leaders devront s’affirmer dans le landerneau politique car, comme on le sait, la nature a horreur du vide. S’il ne se positionne pas suffisamment en 2019, d’autres le feront au point d’ôter l’envie à des Sénégalais de continuer à l’attendre. Je ne sais dans quel pétrin ses négociateurs l’ont mis en acceptant de transiger de cette manière alors que son aura ne cessait d’augmenter depuis Rebeuss, mais ils ont fini de briser un élan, des rêves.

 

Toutefois, Karim et son père ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Certes Macky a travaillé à les écraser, mais ils ne devraient jamais accepter d’être les complices de leur liquidation politique.

 

Tout est louche dans cette histoire avec le Qatar. Et un jour, il faudra bien que l’on explique aux Sénégalais comment un pays tiers peut-il autant s’immiscer dans les affaires internes à notre pays au point d’aider à faire violer la loi  de grâce, celle dont seule le Président de la République peut faire usage.

 

En acceptant une « grâce conditionnelle », Karim a hypothéqué son avenir politique.

 

Assane Samb

 L'auteur  alassane kitane
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Mots Clés: Karim Wade
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alassane kitane
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