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La triste fin sans gloire d'Ousmane Tanor Dieng

Posté par: Alassane kitane| Mercredi 18 janvier, 2017 15:01  | Consulté 328 fois  |  1 Réactions  |   

La triste fin sans gloire d'Ousmane Tanor Dieng

 

 La violence est omniprésente dans le landernau politique au Sénégal. A l’APR les sauvageons ont accéléré la cadence : à la permanence de leur parti, ils se sont livrés à une véritable baston en règle en direct des caméras des chaines de télévision. Le sang a giclé. L’épilogue ? Macky Sall s’arrête sur la route de l’université républicaine de la COJER organisée par le camp de Thérèse Faye Diouf pour parler au camp dissident conduit par Fatou Thiam, avant de rappeler plus tard qu’il n’y aura pas de renouvellement, car tous les responsables à toutes les structures avaient été nommés par ses soins. Point final.

 

A Pikine, pour la deuxième fois, malgré leurs bonnes volontés affichées, les rencontres entre les partisans de l’oncle présidentiel Abdoulaye Timbo et Abdou Karim Sall finissent toujours sur un clash, avec une bagarre générale. Macky Sall qui regarde faire menace mollement, sans suite.

 

A Fatick les camps de Cheikh Kanté et Matar Ba viennent de se livrer à un conflit larvé dont le point d’orgue aura été la destruction expresse de la nouvelle permanence inaugurée par Cheikh Kanté et ses poulains, parmi lesquels Birame Faye, qui ne cache aucunement ses intentions de briguer la mairie et d’en évincer Matar Ba, qui vient de perdre à Fatick son plus sûr soutien, Fada Guéne qui a rejoint l’autre camp.

 

Les deux protagonistes viennent d’être reçus par Macky Sall. Ils ont passé par pertes et profits les millions détruits. Et Macky Sall a passé l’éponge. Tout le monde sait que ce sont des nervis encagoulés qui sont venus casser méthodiquement les portes de la permanence et son contenu. Macky Sall a tout effacé d’un revers de la main, et devant les caméras de la RTS, ils nous ont enfumés avec leur calumet de la paix.

Bien avant cela, le Ministre Mame Mbaye Niang aura vécu les vacances citoyennes les plus chahutées de sa jeune carrière. Des manifestations et batailles rangées terribles, que les forces de l’ordre s’échineront à disperser durant tout son périple festif. Des suites judicaires ? Macky Sall s’en est bien gardé ! Il s’agissait de sa propre formation politique. Tout juste à t’il attendu le premier SEN après ces incidents pour recadrer son beau monde.

 

Au PS il y a eu un gros esclandre consécutif à un mot d’ordre de leur direction que les bases n’ont pas approuvé. Ils ont tenu à le manifester. Bruyamment. Et à passer leur courroux sur les responsables acquis à la cause d’Ousmane Tanor Dieng, peut être avec trop de hargne. A-t-on déploré des blessés ? Non !

 

Les nervis dont les cadres socialistes victimes des débordements de militants zélés ont parlé ont subitement disparu. L’enquête a ciblé maintenant des responsables au plus haut niveau : l’un des délits dont on aurait pu les accuser aurait dû être celui de proximité avec Khalifa Sall !!!

 

La justice s’est saisie de ce dossier et le rouleau compresseur de sa machine conduite par des magistrats debout s’est ébranlé, pour écraser dans l’œuf toute velléité d’affirmation de soi, pour le plaisir de Macky Sall dont Ousmane Tanor Dieng s’est subitement entiché au point de lui préférer et l’avenir de son parti et la liberté de ses camarades !

 

Même au plus fort de son conflit ouvert avec Malick Gackou, Moustapha Niasse s’était gardé de descendre dans la fange.

 

Ousmane Tanor Dieng s’en moque. Lui le natif de Ngéniène porté au pinacle par Abdou Diouf qu’il conduira jusqu’à la défaite après avoir été l’un des tristes héros du congrès sans débats qui marquera le début de la fin pour le PS, et le principal acteur du départ de Moustapha Niasse, a décidé de saborder son parti.

Voilà l’éternel conflit entre la légitimité et la légalité. Ousmane Tanor Dieng a été confirmé à la tête du PS pour préparer sa succession d’autant plus qu’il n’était plus candidat à la présidentielle, et le consensus qui avait prévalu sur son choix au vu de sa déclaration sage laissait augurer une alternance apaisée.

C’était mal connaitre l’homme. Sa placidité et sa maitrise de la langue de bois et du double langage sont plus insidieuses, et moins spectaculaires que les simagrées de Djibo Ka. Elles n’en sont que plus mortifères.

 

Aujourd’hui Ousmane Tanor Dieng est un homme honni. Qui n’en a cure.

Avec lui, autour de lui, figure l’armée du reste du pays, du moins ce qu’il en contrôle par les sucettes qu’il leur a offertes. Le fantasque Abdoulaye Wilane. Aminata Mbengue Ndiaye qui a tout perdu à Louga, Serigne Mbaye Thiam qui n’existe presque pas à Keur Madiabel, et le tonitruant Cheikh Seck de Ndindy, qui a tué le PS dans sa région natale.

 

Voila le cercle restreint d’Ousmane Tanor Dieng, face à la toute puissance du camp de Dakar et des autres militants du PS authentiques ralliés à Khalifa Sall, qui a réussi à se tailler des habits de présidentiable qui lui vont si bien que Macky Sall s’est cru obligé d’aller jusqu’à Paris le faire convoquer par Abdou Diouf, pour lui proposer un marché qu’il a décliné. Pour l’intérêt de son parti. Et de l’idéal hérité de Senghor et perpétué pourtant par Abdou Diouf, mais totalement dévoyé depuis, par Ousmane Tanor Dieng.

 

Ce que Khalifa Sall a refusé, réduire le PS au statut de parti de contribution, Ousmane Tanor Dieng l’a servilement accepté.

 

Il en est bien rétribué en retour ; il trône à la tête du HCCT. Et on lui offre sur un plateau d’argent une justice sur mesure pour éliminer ses adversaires politiques.

Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une haute trahison. Et c’est un drame. Celui d’une succession manquée.

 

Nous autres citoyens sénégalais devrions rendre grâce à Dieu. Car il est clair que si ce Tanor-ci avait été élu président, nous en serions pire qu’au simple wakh wakheet.

Le pouvoir absolu corrompt absolument.

 

Aujourd’hui nous nous rendons compte que l’éthique, la morale, la dignité et même la constance de la stature d’homme d’état revendiquée par Ousmane Tanor Dieng ont disparu, face à la jouissance retrouvée du pouvoir.

 

La mission de nos nouvelles élites politiques est historique. Il ne s’agit ni plus ni moins que de réhabiliter l’honneur bafoué de notre pays, en réconciliant la gestion des affaires publiques avec nos valeurs foulées au pied par les retraités et autres vieillards grabataires éternels secrétaires généraux fondateurs et usurpateurs circonstanciels qui veulent mourir aux frais de l’état.

 

Dieu est juste et miséricordieux : il nous a épargnés du malheur de les élire président !

WAKH DEUG

 

 

 L'auteur  alassane kitane
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Mots Clés: Tanor, PS, Khalifa sall
Commentaires: (1)
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Coly En Janvier, 2017 (22:19 PM) 0 FansN°:1
vous êtes le pôison, et le déchet du PS. Honte à vous et à ceux qui vous ont suivi rien que pour assurer leur fin de vie

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alassane kitane
Blog crée le 19/03/2015 Visité 382032 fois 276 Articles 1736 Commentaires 29 Abonnés

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