Crise du Nil : le chef de la diplomatie égyptienne attendu en Éthiopie

  • Source: : Webnews | Le 26 décembre, 2017 à 22:12:18 | Lu 2587 fois | 13 Commentaires
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Le projet de barrage Grande Renaissance sur le Nil Bleu, en Ethiopie.

Le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukry se rendra à Addis Abeba mardi pour sortir de "l'impasse" autour de l'épineux dossier du barrage éthiopien de la Renaissance sur le Nil bleu.

Une question « de vie ou de mort ». C’est en ces termes que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait qualifié lors d’un discours en novembre le projet de construction d’un gigantesque barrage sur le Nil par l’Éthiopie. L’Égypte craint en effet que ce projet entraîne une réduction du débit du fleuve dont elle dépend à 90 % pour son approvisionnement en eau. « Personne ne peut toucher à l’eau de l’Égypte », avait alors déclaré le président égyptien.

La visite prévue mardi correspond à un « nouveau geste de l’Égypte visant à sortir de l’impasse », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ahmed Abou Zeid, selon un communiqué.

La voie de la coopération

Le Comité national tripartite du barrage de la Renaissance qui réunit Le Caire, Khartoum et Addis Abeba, n’est pas parvenu à se mettre d’accord sur les conclusions d’un rapport initial remis en mai par deux cabinets d’études français, Artelia et BRL, sur les impacts sociaux et environnementaux de ce barrage sur le Soudan et l’Egypte.

Lors de sa visite à Addis Abeba, M. Choukry devrait mettre en avant « des idées et des suggestions visant à aider les parties à approuver » les conclusions de ce rapport, a ajouté M. Abou Zeid.

En mars 2015, les trois pays avaient signé un accord de principe les obligeant à aboutir à un consensus par la voie de la coopération au sujet de ce barrage.

Un coût de cinq milliards de dollars

Avec un coût évalué à cinq milliards de dollars (4,2 milliards d’euros), le barrage de la Renaissance situé sur le Nil Bleu est censé devenir la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique.

Le Nil bleu, qui prend sa source en Éthiopie, rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil qui traverse le Soudan et l’Égypte avant de se jeter dans la Méditerranée.

Le barrage doit fournir à l’Éthiopie 6000 mégawatts -l’équivalent de six réacteurs nucléaires – et pourra stocker plus de 70 milliards de m3 d’eau, selon le cabinet BRL.

L’Égypte insiste pour sa part sur ses « droits historiques » sur le fleuve, garantis par des traités datant de 1929 et 1959. Ceux-ci accordent près de 87% du débit du fleuve à l’Egypte et au Soudan.


Auteur: Jeuneafrique - Webnews






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Commentaire (5)


Rasta En Décembre, 2017 (23:32 PM) 0 FansN°: 1
Le Nil n'appartient pas a l’Égypte. L'Ethiopie aussi a des droits historiques sur le Nil. Mieux vaut négocier avec l'Ethiopie que de faire signe d'arrogance et de montrer ses muscles comme Al Sissi le fait avec ses menaces voilées.
Reply_author En Décembre, 2017 (08:59 AM) 0 FansN°: 1
les étiopiens (dont les ancêtres ont fondé la civilisation egyptienne avant que l'egypte ne soit envahi par les naars dont sissi est le descendant) n'en ont que foutre des menaces egyptiennes! l'ethiopie est une terre guerrière jamais colonisée et elle aura toute l'afrique noire derrière elle
Reply_author En Décembre, 2017 (08:59 AM) 0 FansN°: 2
les étiopiens (dont les ancêtres ont fondé la civilisation egyptienne avant que l'egypte ne soit envahi par les naars dont sissi est le descendant) n'en ont que foutre des menaces egyptiennes! l'ethiopie est une terre guerrière jamais colonisée et elle aura toute l'afrique noire derrière elle
Reply_author En Décembre, 2017 (13:22 PM) 0 FansN°: 3
l'egype doit arrêter avec son pseudo droit historique. 87% pour l'egypte et le soudan du nord laisse seulement 13% à l'ethiopie.

l'egypte et le soudan du nord devraient se lancer dans la construction de fermes solaires afin d'approvisionner l'ethiopie en electricité. ce geste permettrait à l'ethiopie d'accepter une réduction de la production de son barrage et par la même de sa consommation d'eau.

l'afrique a besoin d'électricité et nous avons le sahara comme lieu de production idéal.
Anonyme En Décembre, 2017 (04:01 AM) 0 FansN°: 2
Cette histoire est tres importante et significative.Ces traites ont ete signe sou sous la menace de l'empire OTTOMAN.

Ceci pourrait debocher sr une guerre qui changera l'ordre etabli.
Anonyme En Décembre, 2017 (06:24 AM) 0 FansN°: 3
l'eau de l'egypte ah ah ah laisse moi rire Un tare ce Al ok ok Mieux vaux negocier prenez exemple sur l'OMVS et on ne s'attaque pas a l'Ethiopie vs ne gagerai pas et vous y laisserai beaucoup de plumes
Anonyme En Décembre, 2017 (09:16 AM) 0 FansN°: 4
Vous n'avez jamais visité l'Éthiopie, vous restez dans la nostalgie de Abebe Bikila ou de Hailesselasié. Mais comprenez que l'Éthiopie supporte toujours les adversaires du Sénégal sauf dans le football. Pour toutes questions je vous dis. Au sujet des eaux, si la Guinée saventurait à détourner ou à retenir les eaux du fleuve Sénégal et de la Gambie de sorte à compromettre irrigation et approvisionnement du lac de guier le Sénégal et la Mauritanie ne laisseront jamais faire. C'est un règlement international qui force l'amont à laisser l'eau continuer son chemin vers l'aval. Ce serait un précédent dangereux si l'Éthiopie qui a déjà plus d'une dizaine de barrage réussi à s'imposer. Déjà ils avaient un même différent avec le kenya sur un autre barrage.
Thiessois En Décembre, 2017 (11:31 AM) 0 FansN°: 1
toi au moins tu réfléchis. les jusqu´auboutistes peuvent pourtant comprendre dès qu´il s´agissent du fleuve senegal qui prend sa source en guinée, et sans ses eaux presque tout le senegal allait mourir de soif et ne parlons meme pas de l´agriculture ! donc c´est une question de vie ou de mort pour l´egypte, particulièremnt, quin´existe que grace au nil, depuis plus de cinq mille ans. mais tout doit passer par la négociation, par la coopération. il ne devrait y avoir d´unilatéralité dans les histoires de fleuve. c est heureux que nous avions créé l´omvs. chacun y gagne et nul besoin de se cogner dessus. voilà un cas pour l´ua, mais comme toujours, ces gens sont là à regarder et à ne rien faire, comme ce fut le cas avec la lybie ou du rwanda. on attend l´onu , c´est à dire les "autres". jamais matures !
Reply_author En Décembre, 2017 (16:11 PM) 0 FansN°: 2
si tu veux que ton voisin et frère pense à toi, tu dois penser à lui.
concrètement on sait que la demande en eau et électricité va augmenter.
si on ne veut pas des conflits, ceux qui peuvent produire plus d'électricité solaire doivent le faire et alimenter ceux qui seraient tenté de construire plus de barrages pour avoir de l'électricité. chez nous on peut imaginer que les etats du sahara et du sahel (maroc, mauritanie, sénégal, mali, burkina, et nige): produisent de l'électricité pour alimenter les etats ouest africains du sud. la même chose est vraie pour l'eau et d'autres produits.
Dreuz En Décembre, 2017 (11:44 AM) 0 FansN°: 5
En fin novembre la construction du barrage est achevé à 63% impossible de faire marche en arrière un accord a déjà été signé en 2015 entre l'Égypte le Soudan et l'Éthiopie sur la répartition de l'eau mais apparemment il ne sont toujours pas satisfait
Reply_author En Décembre, 2017 (12:52 PM) 0 FansN°: 1
c'était un mémorandum d'accord qui prevoyait de confier les travaux à un cabinet. trois se sont chargés du travail finalement un s'est retiré. aussi il ne s'agit pas du partage de l'eau mais plutôt de l'impact du barrage sur le niveau du nil. apparemment les conclusions ont été rejetées. ce qui est certain, sans accord ce barrage qui nécessite trois ans pour remplir son réservoir, ne sera pas mis en eau. sinon l'Égypte va facilement le détruire et ce serait un grand gâchis pour l'Éthiopie. l'Égypte a signé un accord avec le soudan pour établir une base aérienne non loin de la frontière éthiopienne, sans compter l'Érythrée qui est du côté de l'Égypte.

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