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Sénégal: Hymne à la résistance face à l’imposture des Faye-Sall

Posté par: Alassane kitane| Dimanche 20 août, 2017 10:08  | Consulté 344 fois  |  0 Réactions  |   

 

«  C'est par leur sang que les héros écrivent leur chant de gloire »

 

Par Alassane K. KITANE

 

Il faut comprendre que les grands lâches de l'humanité se contentent toujours de squatter les sentiers déchiffrés, puis laissés derrière eux, par les martyrs et les héros.

 

Il faut savoir que les perfides de la démocratie sénégalaise sont en train d'écrire, par l'encre sombre de leurs vomissures, des simulacres d'histoire et des épopées truquées et tronquées. Ils sont devenus les apôtres du mensonge après avoir prêché la vérité parmi les saints. Ainsi va le monde, la vérité a souvent été utilisée par les imposteurs comme simple appât pour happer les esprits simples. Mais, il faut être convaincu que la vérité ne meurt jamais. Il lui arrive de souffrir, il lui arrive même de chanceler, mais elle ne meurt jamais.

 

Il faut comprendre que sur les cendres du mensonge, la vérité finit toujours par retrouver sa vitalité. Que sur la tombe des grands charlatans germent toujours les plantes qui nourriront plus tard les guerriers de l'humanité.

 

Il faut être persuadé qu'un peuple a besoin parfois d'être trompé et manipulé avant de comprendre la grande distance entre la sagesse et l'imposture. Il n'y a pas de doute que ce qui se passe présentement dans notre pays est le règne de l'imposture : un clan s'est emparé de la république et des consciences pour devenir sa propre instance d'approbation et de censure.

 

La démocratie est suspendue par le régime de Macky Sall et ses souteneurs sous le prétexte que les contestataires sont des fossoyeurs de la république ou des pillards. Leur volonté est devenue la loi par laquelle ils jugent leurs adversaires, leur majorité est le critère d'appréciation du bien et du mal. Tel Manès, ils divisent le peuple en deux camps : ceux qui sont avec eux et qui sont les bons et ceux sui refusent et qui portent le nom du MAL. Mais les hommes épris de courage et dignité n'ont jamais accepté de mettre leur liberté en péril pour simplement sauver leur vie ou leur confort personnel.

 

Il faut refuser de tomber dans le piège d'un piétisme démocratique : «j'ai foi en la démocratie», «j'ai confiance en la justice de mon pays», «j'ai foi en l'autorité de la loi». De tels raisonnements n'ont jamais changé le cours de l'histoire, ce sont plutôt des attitudes collaboratrices à l'entreprise du mal.

 

Il faut refuser aussi de tomber dans le lyrisme historique consistant à penser que c'est l'époque qui fait les évènements et les hommes.

 

 

Il faut refuser d'attendre d'avoir l'opinion avec soi pour commencer les grandes œuvres. Guetter la fluctuation de l'opinion est une entreprise aussi incertaine qu'attendre la déclaration d'amour d'une femme : on les conquiert ; et leur respect est toujours tributaire de l'opiniâtreté, du courage et de l'ingéniosité dont on a fait preuve pour les conquérir.

 

Il faut cesser d'attendre que l'opportunité se présente pour se battre pour ses opinions politiques. Cet opportunisme ne fait que fortifier le camp du mensonge.

 

Il faut savoir que le salut est dans l'exact opposé : ce sont les hommes qui font les époques et les évènements : par leur abnégation et leur foi, une minorité a toujours déclenché les évènements qui ont changé le cours de l'histoire.

 

Il faut penser comme Lénine que l'arme de la critique ne doit jamais faire oublier que «la critique des armes» est parfois nécessaire pour faire avancer les choses. Face à l'arbitraire et à l'oppression, il n'y a plus d'autre loi qui vaille que la loi de la résistance pour la survie, car obéir à un oppresseur est acte de déshumanisation.

 

Il faut comprendre, une bonne fois pour toutes, le sens et la portée de cette sagesse : «Tout ordre est pour un désordre et tout désordre est pour un ordre.» Que l'ordre soit une loi ou une harmonie, il est toujours édifié par rapport à ce qui est considéré comme un désordre à changer. Mais inversement on doit être persuadé aussi que tout désordre (désobéissance, révolte, révolution, résistance) est pour ordre souhaité, à venir.

 

 

 

Il faut savoir qu'un monde uniforme et immobile est un monde pauvre et mort. Qu'une démocratie sans opposition vivante n'en est pas une.

 

Il faut être persuadé que face au cartel du mensonge qui nous gouverne, il nous faut désormais des hommes et des femmes prêts à tout sacrifier pour le triomphe de la vérité et de la démocratie. Face à des adversaires qui n'ont que faire de la loyauté et de l'honneur, cultiver le gentleman's agreement est une fuite de ses responsabilités républicaines. Quand la république est abolie pour faire place à l'oligarchie, le silence est un acte de trahison et de lâcheté.

 

Il faut comprendre que la dénonciation n'a de sens que si elle permet de rectifier et de combattre l'injustice.

 

 

Alassane K. KITANE

 

 L'auteur  alassane kitane
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